Nicholas Stern
Pour les conseils d’administration, le climat n’est plus seulement une préoccupation en matière de développement durable, mais est devenu un enjeu d’allocation des capitaux. La plupart des cadres décisionnels n’ont pas encore suivi cette évolution. Les dirigeants ont besoin d’un argumentaire économique en faveur de la transition qui soit suffisamment solide pour redéfinir la politique d’investissement et résister aux contestations des actionnaires sceptiques.
Nicholas Stern est l’économiste qui a recadré le changement climatique en le présentant comme une question d’allocation des capitaux pour les gouvernements et les institutions financières qui répondent à leurs besoins.
Full Profile
Pourquoi les organisations font appel à Nicholas Stern
- Il est l’auteur de l’étude économique la plus influente jamais commanditée par un gouvernement sur le changement climatique. Le rapport Stern (2006) estimait le coût de l’inaction entre 5 et 20 % du PIB mondial et présentait le changement climatique comme la plus grande défaillance du marché de l’histoire économique. Les conseils d’administration et les ministères des Finances s’y réfèrent encore aujourd’hui comme à une référence incontournable.
- Ancien économiste en chef de la Banque mondiale et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, il a également occupé le poste de deuxième secrétaire permanent au Trésor britannique. Fort de cette autorité institutionnelle, il s’adresse aux comités d’investissement et aux ministères des Finances en s’inscrivant dans leurs propres cadres décisionnels.
- Il préside le Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment de la LSE, le centre qui produit les travaux analytiques les plus cités dans les débats sérieux sur le financement climatique et les politiques de neutralité carbone. Ses interventions s’appuient sur les recherches actuelles de cet institut.
- Il a coprésidé la Commission mondiale sur l’économie et le climat ainsi que la Commission de haut niveau sur les prix du carbone, deux instances qui ont façonné l’approche actuelle des gouvernements et des banques centrales en matière de tarification du carbone et de financement de la transition.
- Il est pair à vie sans affiliation partisane à la Chambre des lords britannique et Compagnon d’honneur. Ses arguments sont pris au sérieux par l’ensemble des administrations politiques et au sein des grandes institutions financières, car ils s’inscrivent en dehors de toute affiliation partisane ou commerciale.
Faits marquants de sa biographie
- Professeur IG Patel d’économie et de sciences politiques à la LSE et président du Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment
- Auteur principal du Rapport Stern sur l’économie du changement climatique (Trésor britannique, 2006)
- Auteur de *The Growth Story of the 21st Century* (LSE Press, 2025), qui actualise, deux décennies plus tard, les arguments économiques en faveur de l’action climatique présentés dans le rapport Stern
- Ancien économiste en chef de la Banque mondiale et de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement ; ancien sous-secrétaire permanent au Trésor britannique et directeur du Service économique du gouvernement britannique
- Pair à vie indépendant à la Chambre des lords britannique sous le titre de baron Stern de Brentford ; Compagnon d’honneur ; membre de la Royal Society ; ancien président de la British Academy
- Lauréat du Prix Blue Planet, du Prix « Frontières de la connaissance » de la Fondation BBVA, du Prix Leontief et du Prix Schumpeter
Biographie
Pendant deux décennies, la question de savoir si l’action en faveur du climat était économiquement justifiée a influencé la manière dont les gouvernements et les grandes institutions financières prenaient leurs décisions en matière d’investissement. Le rapport Stern, publié par le Trésor britannique en 2006, est le document qui a apporté pour la première fois une réponse faisant autorité à cette question. Il estimait le coût de l’inaction entre 5 et 20 % du PIB mondial et présentait le changement climatique comme la plus grande défaillance du marché de l’histoire économique. Les arguments qu’il avançait en faveur d’une action précoce sont encore cités aujourd’hui par les décideurs politiques et les ministères des Finances.
L’autorité de Stern en la matière repose sur une expérience institutionnelle exceptionnellement vaste. Il a été économiste en chef de la Banque mondiale de 2000 à 2003, après avoir occupé le même poste à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement. Il a également été deuxième secrétaire permanent au Trésor britannique et directeur du Service économique du gouvernement britannique pendant la période où le rapport a été rédigé.
Il préside aujourd’hui le Grantham Research Institute on Climate Change and the Environment à la LSE. Les analyses de cet institut constituent la référence la plus souvent citée dans les débats sérieux sur le financement de la lutte contre le changement climatique et les coûts de la neutralité carbone. Il a également coprésidé la Commission de haut niveau sur les prix du carbone et la Commission mondiale sur l’économie et le climat, cette dernière aux côtés de Ngozi Okonjo-Iweala et de Paul Polman.
Il siège à la Chambre des lords britannique en tant que pair indépendant et a été nommé Compagnon d’honneur en 2017. Il est membre de la Royal Society et ancien président de la British Academy. Son dernier ouvrage, *The Growth Story of the 21st Century* (LSE Press, 2025), revient sur ce rapport deux décennies plus tard et présente l’action climatique comme la principale opportunité de croissance des deux prochaines décennies.
Principaux thèmes d’intervention
- L'économie du changement climatique
- Risques climatiques et allocation des capitaux
- Politique de «zéro émission nette» et transition énergétique
- Le financement climatique pour les économies émergentes
- Croissance durable et développement économique
- Conception des politiques pour la transition climatique
Idéal pour
- Les conseils d’administration des institutions financières et des grandes entreprises industrielles fortement exposées aux risques climatiques
- Ministères des Finances, banques centrales et hauts responsables gouvernementaux chargés des politiques de transition
- Les responsables du développement durable et les responsables de la transition climatique au sein d’organisations multinationales
- Les détenteurs d’actifs et les gestionnaires de fonds ayant des mandats « zéro émission nette » ou de transition
Résultats attendus pour le public
- Un argument économique en faveur de l’action climatique capable de résister au scepticisme des conseils d’administration
- Une vision plus claire des flux et des blocages de capitaux dans la transition énergétique, et de leurs implications pour les décisions d’investissement et les orientations politiques
- Une compréhension pratique de la place qu’occupe désormais la tarification du carbone dans la réflexion des gouvernements et des banques centrales
- Une position défendable sur les aspects économiques de l’objectif « zéro émission nette », pouvant servir de référence et être réexaminée au sein de l’organisation