Jean Asselborn
Les règles internationales qui ont sous-tendu trois décennies de stratégie transfrontalière ne tiennent plus la route. Les conseils d’administration doivent prendre des décisions en matière de capitaux, d’approvisionnement et de personnel alors que les régimes de sanctions évoluent, que le comportement des États membres divise l’UE de l’intérieur et que les institutions multilatérales s’affaiblissent. La plupart des conseillers externes décrivent ce nouveau contexte ; très peu d’entre eux ont dû y composer dans la pratique.
Jean Asselborn est le ministre des Affaires étrangères ayant exercé le plus longtemps dans l’histoire de l’Union européenne ; il aide les conseils d’administration et les décideurs politiques à comprendre ce qui se passe réellement au sein des institutions européennes, les débats sur les sanctions et l’ordre fondé sur des règles.
Full Profile
Pourquoi les organisations font appel à Jean Asselborn
- Dix-neuf années d’expérience ininterrompue au sein du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE, marquées par la crise financière de 2008, la crise de la zone euro, la crise migratoire de 2015, le Brexit et la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine. Un conseil d’administration qui l’écoute entend ce qui se passe sur le terrain, et non pas des comptes rendus.
- Il a permis au Luxembourg d’obtenir son tout premier siège au Conseil de sécurité de l’ONU de 2013 à 2014, où il a notamment présidé le Groupe de travail sur les enfants et les conflits armés et piloté des résolutions humanitaires sur la Syrie. Un aperçu concret de la manière dont la diplomatie d’un petit État fait évoluer un système multilatéral.
- Un parcours public marqué par la lutte contre le recul de la démocratie au sein de l’UE, notamment par un appel documenté en faveur de l’expulsion de la Hongrie en 2016. Utile pour tout public de dirigeants confronté aux questions de valeurs, de conformité et de risque politique sur les marchés européens.
- Décoré par les États allemand et français (Grand-Croix de l’Ordre du Mérite, 2010 ; Commandeur de la Légion d’honneur, 2013) et récompensé par le Grand Prix des médias du Prix franco-allemand du journalisme, en 2016. Un interlocuteur franco-allemand crédible à un moment où l’axe Paris-Berlin est à nouveau au cœur des enjeux structurels.
Faits marquants de sa biographie
- Ministre des Affaires étrangères et européennes du Luxembourg, de 2004 à 2023 ; le ministre des Affaires étrangères ayant exercé le plus longtemps dans l’histoire de l’UE.
- Vice-Premier ministre du Luxembourg de 2004 à 2013, sous Jean-Claude Juncker.
- A présidé le Conseil de l’Union européenne en 2005.
- Artisan de l’élection du Luxembourg au Conseil de sécurité de l’ONU pour les années 2013 et 2014.
- Grand-Croix de l’Ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne (2010) ; Commandeur de la Légion d’honneur française (2013) ; Grand Prix des médias, Prix franco-allemand du journalisme (2016).
- Fait l'objet de deux biographies politiques publiées, « Merde alors ! » de Margaretha Kopeinig (Czernin Verlag, 2021) et « Die Tour seines Lebens » de Michael Merten.
Biographie
Pendant dix-neuf ans, toutes les crises majeures de la politique étrangère européenne sont passées par le bureau du ministre luxembourgeois des Affaires étrangères et européennes. L’annexion de la Crimée par la Russie, la crise migratoire de 2015, le Brexit, les conflits autour de l’État de droit avec Varsovie et Budapest, l’invasion à grande échelle de l’Ukraine. Jean Asselborn a été au cœur de toutes ces crises, de 2004 à 2023, soit plus longtemps que n’importe quel ministre des Affaires étrangères dans l’histoire de l’UE.
Ce poste avait son importance. Le Luxembourg est suffisamment petit pour se faire entendre sans menacer personne, et Jean Asselborn a utilisé cette position pour faire avancer l’UE sur les questions de valeurs alors que les grands États membres préféraient détourner le regard. Il a publiquement appelé à l’exclusion de la Hongrie de l’Union en 2016 en raison du traitement réservé aux demandeurs d’asile, et est resté l’une des voix ministérielles les plus constantes face au recul démocratique au sein de l’Union.
Il a également acquis un poids institutionnel au-delà de Bruxelles. En tant que vice-Premier ministre de 2004 à 2013, il a présidé le Conseil de l’Union européenne en 2005 et a permis au Luxembourg d’obtenir son premier siège élu au Conseil de sécurité des Nations unies pour les années 2013 et 2014. Au cours de ce mandat, le Luxembourg a présidé le Groupe de travail sur les enfants et les conflits armés et a contribué à l’adoption des résolutions humanitaires sur la Syrie qui ont défini la réponse du Conseil cette année-là.
La France et l’Allemagne lui ont toutes deux décerné les plus hautes distinctions civiques : la Grand-Croix de l’Ordre du Mérite en 2010, le grade de Commandeur de la Légion d’honneur en 2013, ainsi que le Grand Prix des médias du Prix franco-allemand du journalisme en 2016. Pour les organisations qui tentent d’anticiper les prochaines actions de l’axe Paris-Berlin, de la Commission européenne et d’un ordre multilatéral de plus en plus fragile, Asselborn est l’une des rares voix accessibles à avoir passé deux décennies au cœur de ces décisions.
Principaux thèmes d’intervention
- L’intégration européenne et l’avenir de l’UE
- L’ordre international fondé sur des règles et le multilatéralisme
- La démocratie et l’État de droit au sein de l’Union européenne
- Les relations franco-allemandes et l’axe institutionnel de l’UE
- La diplomatie au Conseil de sécurité de l’ONU et l’influence des petits États
- Migration, asile et politique européenne des frontières
- Les relations transatlantiques et l’autonomie stratégique de l’UE
Idéal pour
- Les conseils d’administration et comités de direction fortement exposés à l’Europe et chargés d’évaluer les risques politiques et réglementaires
- Les responsables des affaires publiques, des relations gouvernementales et des questions ESG travaillant au niveau des institutions de l’UE
- Les acteurs des secteurs bancaire, de la gestion d’actifs et de la défense qui évaluent les risques géopolitiques et liés aux sanctions en Europe
- Fondations, ONG et forums politiques consacrés à la démocratie, aux droits de l’homme et au multilatéralisme
Bénéfices pour les publics cibles
- Un aperçu de première main de la manière dont les décisions sont réellement prises au sein du Conseil européen et du Conseil des affaires étrangères
- Une vision plus précise de l’évolution des tensions liées à l’État de droit au sein de l’UE, et de ce que cela implique pour les activités menées dans ces États membres
- Une idée claire de la manière dont l’axe franco-allemand et la Commission européenne sont susceptibles de s’aligner sur la prochaine phase en matière de sanctions, d’élargissement et de défense
- Une perspective éclairée sur les limites et les utilités des institutions multilatérales, tirée d’un mandat au Conseil de sécurité des Nations unies
- Un cadre sérieux et impartial pour débattre de la démocratie, des migrations et des valeurs européennes sans recourir à des arguments tout faits
Conférences
Une défense de la démocratie libérale en Europe s’appuyant sur une expérience ministérielle directe des différends relatifs à l’État de droit au sein de l’Union.
Points clés :
- Pourquoi le recul de la démocratie au sein de l’UE est un problème structurel, et non ponctuel
- Comment les institutions de l’UE réagissent-elles concrètement lorsqu’un État membre enfreint les valeurs communes ?
- À quoi doivent s’attendre les organisations opérant sur ces marchés ?
Une analyse concrète de la situation actuelle de l’UE, confrontée à la guerre à ses frontières, aux tensions transatlantiques et à la reprise de la rivalité entre grandes puissances.
Points clés :
- Les points de tension qui pèsent sur l’unité européenne et que les conseils d’administration doivent surveiller
- Les points de convergence entre la politique de sanctions, l’élargissement et l’intégration en matière de défense
- Comment les petits États membres influencent des résultats qui, vus de l’extérieur, semblent bilatéraux
Une analyse directe des choix qui s’offrent à l’Union européenne au cours de la prochaine décennie, par un ministre ayant servi sous quatre gouvernements.
Points clés :
- Les enjeux politiques internes qui détermineront le prochain cycle institutionnel de l’UE
- Les domaines dans lesquels l’axe franco-allemand est un atout et ceux où il constitue un frein
- À quoi ressemblent les scénarios crédibles pour l’autonomie stratégique européenne